Les Iraniens guettent des jours meilleurs où se libèrera la parole, où se libèreront les corps. En attendant que « l’hiver » cesse, ils se replient avec leurs âmes. Sur les images se dressent ainsi des hommes irrémédiablement seuls, isolés les uns des autres. Tandis qu’hors champ, se tient la foule, innombrable d’hommes semblables. Elle attend son heure. Le silence brûle mais ne consume pas, pourrait-on ajouter, tant l’Iran sait que sa poésie, traversera les âges. En 2015, lorsque ces images ont été faites, le monde entier pensait que le printemps arriverait. L’hiver est encore long.

2015

Taftan sokoot, le silence brûle